Médicaments psychotropes

Les médicaments psychotropes sont des médicaments qui modifient le psychisme et le comportement en agissant sur les mécanismes neurobiologiques du cerveau. Ils sont une des réponses thérapeutiques aux troubles psychiques, en complément d’autres moyens thérapeutiques comme les psychothérapies et l’accompagnement social. On distingue cinq grandes familles de médicaments : les neuroleptiques, les antidépresseurs, les régulateurs de l’humeur, les tranquillisants, les hypnotiques.


Neuroleptiques

Ce sont des médicaments symptomatiques, c’est-à-dire qu’ils traitent les symptômes psychotiques. Ils ont souvent peu d’action sur le « noyau » de la maladie. Dans la plupart des cas, ils permettent d’améliorer l’état psychique et facilitent l’adaptation sociale des patients. Les neuroleptiques n’entraînent pas de dépendance psychique. Les effets thérapeutiques peuvent varier d’une molécule à l’autre.

Les molécules de première génération les plus usitées sont la Chlorpromazine (Largactil®), l’Halopéridol (Haldol®), ou encore la Lévomépromazine (Nozinan®). Les neuroloptiques de deuxième génération – c’est-à-dire les plus récents – appelés aussi « antipsychotiques », comportent par exemple la Clozapine (Leponex®), l’Amisulpride (Solian®), l’Olanzapine (Zyprexa®) ou le Rispéridone (Risperdal®). Ils sont aussi efficaces que les neuroleptiques de première génération sur les signes « positifs » (délire, hallucination, excitation) et semblent un peu plus efficaces sur les signes « négatifs » (ralentissement, retrait affectif), la désorganisation et les troubles cognitifs (troubles de la mémoire, de la concentration, de la fluence verbale).

Antidépresseurs

Ce sont des médicaments indiqués pour traiter les troubles dépressifs caractérisés, c’est-à-dire ceux qui ont atteint un certain degré de sévérité et de durée. Certains antidépresseurs ont vu leur indication thérapeutique étendue aux troubles anxieux. Les antidépresseurs les plus récents ont même d’autres indications, en particulier les troubles obsessionnels compulsifs (TOC), le trouble panique, l’anxiété généralisée ou les états de stress post-traumatique. La réponse au traitement est en général de deux à trois semaines et le traitement d’un épisode est de plusieurs mois.

Parmi les antidépresseurs, on trouve la Fluoxétine (Prozac®), la Paroxétine (Deroxat®), la Sertraline (Zoloft®), le Citalopram (Seropram®), l’Escitalopram (Seroplex®) ou encore la Miansérine (Athymil®).

Régulateurs de l’humeur

Appelés aussi thymorégulateurs ou normothymiques, ces médicaments servent à soigner un épisode dépressif survenu dans le cadre de troubles bipolaires (anciennement appelés psychose maniaco-dépressive). Ils servent aussi à prévenir les épisodes aigus de cette pathologie (rechute dépressive ou maniaque). Ils permettent de réduire la fréquence, la durée, l’intensité des épisodes, et améliorent la qualité des moments libres de symptômes. Le principal et le plus ancien de ces médicaments est à base de lithium (Carbonate de lithium, Théralite®). L’utilisation de ce médicament nécessite une surveillance médicale et des contrôles réguliers du taux sanguins afin d’éviter toute toxicité par surdosage.

Parmi les autres médicaments utilisés, on trouve la Carbamazépine (Tegretol® et Tegretol LP®) et les sels de l’acide valproïque (Dépamide® et Depakote®).

Tranquillisants

Également appelés anxiolytiques, ces médicaments sont destinés à soulager l’anxiété, fréquente dans les troubles psychiques. Ils sont purement symptomatiques, c’est-à-dire qu’ils sont efficaces pour atténuer l’anxiété, sans en guérir la cause.

Les tranquillisants appartiennent en majorité à la famille des benzodiazépines : Bromazepam (Lexomil®), Diazepam (Valium®), Lorazepam (Temesta®), etc. Cette famille entraîne un risque d’accoutumance. Pour limiter le risque, leur prescription doit être limitée à douze semaines. D’autres médicaments peuvent être utilisés comme l’Hydroxyzine (Atarax®).

Somnifères

Appelés aussi hypnotiques, ces médicaments induisent le sommeil et permettent de le réguler. Le but est d’éviter l’installation d’une insomnie qui est en général liée à la pathologie psychique. L’arrêt du traitement doit se faire par une diminution progressive de la dose.

Les somnifères les plus courants sont le Zopiclone (Imonvane®), le Zolpidem (Stilnox®), le Lormétazapam (Noctamide®), ou encore le Témazépam (Normison®).

Pour en savoir plus, consultez la page Les médicaments psychotropes sur le site du Psycom

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